Pour la pose d’un poêle à bois, à granulés, ou d’un insert, il est primordial de bien choisir le professionnel qui vous garantisse une parfaite exécution de l’installation. Découvrez les points de vigilance à prendre en compte, existence d’un magasin, formation du professionnel, choix des marques d’appareils, lisibilité des devis... font partie des incontournables.

La renommée de l’installateur 

Il existe de nombreuses entreprises, souvent familiales, qui existent depuis plusieurs générations et dont le professionnalisme n’est plus à prouver.

Un installateur récemment installé peut cependant avoir une approche très professionnelle du métier, être formé et vous garantir une installation dans les règles de l’art.

Le bouche à oreille constitue finalement un bon moyen pour connaître les meilleurs professionnels de votre région. N’hésitez pas à demander à vos voisins, connaissances, amis qui ont déjà fait poser un poêle ou une cheminée.

L’existence d’un magasin spécialisé

Le fait que l’installateur dispose d’un point de vente constitue déjà en soi une certaine garantie de sa solidité financière. Bon nombre d’artisans chauffagistes sans structure fiable disparaissent du jour au lendemain. Un showroom et une équipe en place, c’est un gage de stabilité, de suivi dans la durée, d’entretien de la relation même après la conclusion de la vente et la pose de l’appareil.

L’installateur se déplace à votre domicile

Le spécialiste se déplace à votre domicile pour réaliser un diagnostic technique et étudier ainsi tout l’environnement de votre habitat avant de recommander la pose de telle ou telle solution. Cette visite technique est indispensable avant la signature d’un devis définitif. Méfiez-vous des professionnels qui s’engagent fermement sur un devis sans être venu chez vous au préalable.

RGE Qualibois, un label indispensable

La majorité des installateurs d’appareils de chauffage au bois est certifiée RGE Qualibois. Si celui que vous contactez ne l’est pas, méfiance ! Ce label garantit un minimum de connaissances théoriques sur les travaux de fumisterie  mais surtout il vous ouvre droit au crédit d’impôts si et seulement si l’installation est réalisée par un installateur détenteur du label RGE.

Des assurances décennales valides

L’artisan doit détenir les assurances décennales nécessaires à son activité, ce sont elles qui vous garantissent d’être assuré pendant 10 ans si une malfaçon est constatée après la fin des travaux d’installation. Exigez-les.

Des spécialistes formés

Au-delà du respect des normes indiquées dans les DTU 24.1 et 24.2 (textes réglementaires sur la fumisterie et l’âtrerie), l’artisan doit être formé aux spécificités des marques qu’il distribue.

Des marques de poêles et cheminées de renom

Vérifiez les performances des appareils ! La ou les marques distribuées par le spécialiste du chauffage au bois doivent garantir un rendement minimal de 75% nécessaire à l’obtention du label Flamme Verte, le label de référence pour la qualité des poêles.

Les appareils labellisés Flamme Verte ouvrent droit au crédit d’impôt transition énergétique (CITE) d’un montant de 30 % si l’habitation constitue votre logement principal, qu’elle est achevée depuis au moins 2 ans et que vous faites appel à un professionnel qualifié RGE « Reconnu Garant de l’Environnement »

Pour trouver tous les produits bénéficiant du label Flamme Verte, consultez cette liste .

Le chauffage au bois comme métier principal

Vérifiez que le chauffage au bois constitue l’activité principale du professionnel que vous consultez. Pour beaucoup d’installateurs, la pose ne constitue qu’une activité occasionnelle, assurez-vous que votre contact soit bien un spécialiste de l’installation de poêles ou de cheminées.

Le devis de l’installateur

Il doit être complet et précis, distinguer la facturation des pièces techniques, de l’appareil et de la pose, mentionner le taux de TVA et le coût TTC. Il mentionne la garantie décennale de l’installateur. Il spécifie une date de réalisation des travaux.

Si l’installateur demande le versement d’une somme à la signature du devis

  • soit il s’agit d’arrhes (ce qui est généralement le cas et par défaut c’est ce qui est considéré en absence de mention spécifique art. L114-1 du Code de la Consommation) et dans ce cas, vous pouvez revenir sur votre décision d’achat mais perdrez le montant que vous avez versé. Si cette annulation vient du professionnel, il devra vous verser le double de la somme.
  • soit il s’agit d’un acompte, c’est-à-dire un engagement ferme de la part du professionnel et de vous-même. Si l’une des deux parties renonce, elle peut être amenée à verser à l’autre des dommages et intérêts.

Pour bénéficier du crédit d’impôt de 30% des travaux hors main d’œuvre, la facture correspondant au devis devra mentionner : 

  • l'adresse de réalisation des travaux,
  • la nature de ces travaux,
  • le montant et la désignation des travaux
  • et dans certains cas, les caractéristiques et critères de performances des équipements.

En effet, un certain nombre d'équipements et matériaux nécessitent des performances minimales pour bénéficier du crédit d'impôt.

Si vous contactez différents professionnels, il est possible qu’il existe des écarts de devis importants qui peuvent masquer différentes choses. A appareil égal, il se peut que certains installateurs aient une approche plus ou moins qualitative et privilégient le prix à la qualité. Méfiez-vous des devis trop bas, privilégiez des équipements de qualité. Le prix n’est pas le critère essentiel, un appareil mal installé peut se révéler plus cher et déceptif.